C’est une construction à très basse consommation d’énergie qui les fait souvent appeler “maison sans chauffage”. Le concept est basé sur l’utilisation de la chaleur passive du soleil, sur une très forte isolation (des murs, des fenêtres,…), l’absence de ponts thermiques, une grande étanchéité à l’air ainsi que le contrôle de la ventilation.
L’appellation “maison passive” :
pour en bénéficier, une habitation doit offrir les conditions suivantes :
· Des besoins en chauffage inférieur à 15 kWh/m2
· Une étanchéité de l’enveloppe : n50 ≤ 0,6 h-1
Cette valeur signifie que pour une différence de pression de 50 Pascal obtenue de façon artificielle par le test Blower-Door entre l’intérieur d’un bâtiment et l’air extérieur, le renouvellement d’air ne doit pas dépasser 0,6 par heure.
· <L’énergie primaire totale consommée doit être inférieure à 120 kWh/m2a (toutes applications confondues y compris électro-ménager et usages tertiaires)
Des exemples de maisons passives
Des maisons françaises ont été labelisées « Maison Passive » . Il s’agit des premiers labels décernés en France. Cette étape donne au constructeur et au propriétaire l’assurance d’un bâtiment à très basse consommation d’énergie
A Formerie, dans l’Oise, deux maisons individuelles ont été labellisées «Maison Passive» conformément au label européen de maison passive.
En 2007, le constructeur Les Airelles, construit ces deux maisons passives avec l’architecte Bruno Ridel (En Act Architecture) :
· Ces habitations utilisent les apports solaires et consomment 10 fois moins que l’habitat des années 90. Leur prix est plus élevé, mais les dépenses annuelles de chauffage sont inférieures à 200 euros annuels pour une surface habitable de 132 m2 .
· <Les matériaux choisis pour la construction sont écologiques : ossature bois, ouate de cellulose pour l’isolation.
· Les fenêtres sont équipées de triples vitrages
· pour garantir une bonne étanchéité à l’air, l’ensemble de la maison est enveloppé d’un frein vapeur, film protecteur qui stoppe l’eau et l’air mais laisse la vapeur d’eau intérieure s’échapper pour assurer une hygrométrie stable.
· Les murs extérieurs sont recouverts de plaques de gypse et cellulose très rigides qui résistent aux lourdes charges et à l’humidité. Cela apporte une isolation phonique supplémentaire, une excellente protection au feu et une bonne inertie: la chaleur est emmagasinée le jour et restituée la nuit.
· Ce sont des panneaux solaires, combinés à une pompe à chaleur, qui fournissent l’eau chaude sanitaire. Un puits canadien, un tuyau d’environ 50 mètres enterré à 1,50 mètre, apporte à l’intérieur de la maison un air réchauffé l’hiver et rafraîchi l’été.
· Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double-flux assure sa distribution dans les pièces.
Glossaire maison passive :
Quelques concepts et abréviations qui reviennent souvent lorsque l’on parle de maison passive
Bioclimatique : Un habitat bioclimatique est un bâtiment dans lequel le chauffage et la climatisation sont réalisés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air.
Blower-Door-Test (ou test de la porte) : un test qui vise à déterminer l’étanchéité à l’air d’un bâtiment. Il consiste à insuffler de l’air en surpression à 50 Pa et d’en mesurer les déperditions. Une maison passive ne doit pas avoir une valeur de déperdition de plus de 0,60 par heure. C’est à dire qu’en une heure, moins de 0,6 de son volume d’air ne doit s’en échapper accidentellement…
Coefficient de récupération de chaleur : il détermine l’efficacité d’un échangeur de chaleur en donnant le pourcentage de la chaleur extraite de l’air sortant retransmise à l’air entrant. On peut atteindre des valeurs allant jusqu’à 90% de chaleur récupérée.
Coefficient U : Le coefficient de transmission thermique d’une paroi est noté ”U” . Il caractérise la quantité de chaleur traversant une paroi en régime permanent, par unité de temps, par unité de surface et par unité de différence de température entre les ambiances situées de part et d’autre de ladite paroi.
Le coefficient de transmission thermique s’exprime en W/m²K. Il est l’inverse de la résistance thermique totale (RT) de la paroi.
Plus sa valeur est faible et plus la construction sera isolée.
Coefficient λ : le coefficient de conductivité thermique. Il s’exprime en W/(mK) et chiffre la capacité d’un matériau à conduire (ou pas) la chaleur. Voir “conduction de la chaleur”.
“Compact” : fait référence aux “appareils compacts”, “chaufferies compactes”, où la fonction ventilation est associée à un échangeur de chaleur, voire même un chauffage d’appoint… ou encore un ballon d’eau chaude…
Conduction de la chaleur : c’est la propriété d’un matériau de conduire (ou pas) la chaleur du côté le plus chaud vers celui le plus froid. Celle-ci dépend de l’épaisseur de celui-ci…
Echangeur de chaleur : dans les échangeurs de chaleur (ventilation), la chaleur contenue dans l’air sortant y est extraite pour être transmise à l’air frais entrant. Plusieurs types d’échangeurs. Le plus efficace étant celui à flux inversé. Quelque fois il est associé à un chauffage d’appoint, le tout dans un seul appareil “compact”.
Etanchéité à l’air : pour assurer le confort dans la maison, celle-ci doit éviter ses déperditions accidentelles, notamment d’air chaud. A ce titre son étanchéité à l’air est primordiale.
Maison passive : un concept de construction à très basse consommation d’énergie qui les fait souvent appeler “maison sans chauffage”. Le concept est basé sur l’utilisation de la chaleur passive du soleil, sur une très forte isolation (des murs, des fenêtres, etc…), l’absence de ponts thermiques, une grande étanchéité à l’air ainsi que le contrôle de la ventilation. Trois critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir le label “maison passive”.
MOB : Maison à ossature bois. Le bois n’est pas le seul type de construction de la maison passive (même s’il y en a beaucoup). Tous les types de constructions peuvent être “passifs”.
Pare vapeur : le pare-vapeur est un film que l’on place du côté intérieur des isolants pour éviter que la vapeur d’eau n’y pénêtre, ce qui réduirait considérablement leur efficacité.
Ponts thermiques : dans un bâti, ce sont les endroits ou la chaleur s’échappe plus vite qu’à d’autres. Ceux ci sont généralement dû à l’assemblage des éléments porteurs de l’édifice. Dans la maison passive, il s’agit de réduire ces zones de manière drastique.
RT2005 : Réglementation thermique 2005, la réglementation que les bâtiments neufs doivent respecter. Voir le site : RT2005
VMC : ventilation mécanique contrôlée. Le plus souvent une ventilation fonctionnant en extraction. De là , la “VMC2F” : ventilation mécanique contrôlée double flux. Elle est rendue nécessaire dans une maison passive puisque celle-ci est par principe étanche à l’air. Mieux la ventilation est couplée à un échangeur de chaleur (voir échangeur de chaleur).







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