Energies renouvelables

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Etonnant

Le “train à voile”, bientôt sur les rails en Belgique .

Sous peu, les vaches belges ne se contenteront pas de regarder passer les trains, elles regarderont aussi tourner les éoliennes.

Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge, a en effet approuvé lors de son dernier conseil d’administration, l’implantation d’un parc éolien le long de sa ligne TGV, à hauteur des villes de Landen, Gingelom et Hannut.Ce projet a été baptisé “Le train à voile”, puisque l’énergie produite par les 20 éoliennes sera directement injectée dans la ligne à grande vitesse qui relie Liège et Leuven, ainsi que la ligne Tirlemont-Voroux, et Landen-Hasselt.Les éoliennes disposeront d’un puissance unitaire de 2 à 2,5 MW et devraient permettre de produire 100 GWh d’électricité par an. En condition la plus favorable (vent favorable et consommation moyenne), les trains-TGV compris- circulant sur cette partie du réseau, pourront être entièrement alimentés par l’énergie éolienne.En moyenne, un tiers de la production du parc sera destiné à alimenter le réseau, et l’autre partie injectée sur le réseau national.Le projet sera réalisé en collaboration avec les 6 communes concernées et Electrabel (groupe Suez), organisés en consortium, pour un investissement de 65 millions d’euros.

Énergie : une tour solaire de 750 m de haut !


Un projet pionner en Europe prévoit l’installation d’une tour solaire de 750 mètres, dans la localité de Fuente el Fresno. Cette technologie productrice d’énergie repose sur la circulation d’air chaud.

La tour, la plus haute de ce genre en Europe, s’élancera au centre d’une structure en verre d’une superficie de 350 hectares, agissant comme un collecteur solaire. L’air chauffé au niveau de ce collecteur sera transféré à l’intérieur de la tour où il actionnera des turbines connectées à des générateurs produisant de l’électricité. Selon les estimations, la puissance générée par cette installation atteindra 40 MW et couvrira la demande en électricité de 120 000 personnes. Elle fournira l’équivalent en énergie de 140 000 barils de pétrole et évitera l’émission dans l’atmosphère de 78 000 tonnes de dioxyde de carbone. Le champ-collecteur pourra également être utilisé en tant que serre. Une surface de 250 hectares sera destinée à la culture de fruits et de légumes.

Des systèmes de télécommunication et de surveillance contre les incendies seront montés au sommet de la tour. Un mirador et un accès au public sont également prévus et convertiront cet édifice en un lieu touristique.

Le budget initial de ce projet s’élève à 240 millions d’euros. La construction de la tour débutera en 2007 et durera trois ans. Les entreprises espagnoles Campo 3 et Imasa en collaboration avec la compagnie allemande Schlaich Bergermann se chargeront des travaux. Ces groupes assureront ensuite l’exploitation du site en coopération avec l’Université de Castille la Mancha et du Ministère de l’Aménagement.

Cette technologie solaire a déjà fait ses preuves en Espagne en 1982, où une tour de 195 mètres avait été édifiée à Manzanares (Madrid). Elle possédait un champ collecteur d’un diamètre égale à 240 mètres et était capable de fournir une puissance de 50 kW. Par ailleurs une tour similaire est également en phase de construction en Australie. Elle présente une hauteur de 1 000 mètres et la capacité de générer jusqu’à 200 MW.

Récupération d’eau de pluie en Afrique

Sur le même modèle que les “impluvium” romains, on trouve aujourd’hui en Casamance des cases traditionnelles avec un toit en entonnoir qui éclaire la case et conduit l’eau de pluie dans un bassin placé au centre, l’eau est stockée pour la saison sèche.

De même, au Mali, on a recours à la récupération des eaux de pluie.

Elles sont recueillies dans de petites citernes en ferrociment d’une capacité de 10 à 50 m3 qui comprennent un réservoir de stockage, un système de trop-plein, de vidange et de puisage, une gouttière, un tuyau d’amenée, un tuyau de nettoyage ou d’évacuation des premières eaux de pluie, un entonnoir pour faciliter le drainage de l’eau. Cet ensemble est posé sous la toiture en tôle des habitations ou des lieux publics. Il peut, en outre, être hors sol ou enterré dans des endroits où la nappe est profonde.

Le ballon “air de Paris”

Installé depuis près de dix ans dans le parc André Citroën ce ballon servait simplement à initier le public aux joies de l’altitude. Dès la mi-mai, il informera en plus les Parisiens de la qualité de l’air. La ville de Paris a vu dans cette initiative un moyen de sensibiliser les habitants à l’environnement qui les entoure. Ce projet est né grâce à l’appui stratégique de la collectivité , aux pilotes de ballon et fondateurs de la société Aérophile, Jérôme Giacomoni et Matthieu Gobbi, au soutien technique du réseau Airparif (organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public francilien). Ce ballon embarquera une batterie d’outils de mesure et d’indicateurs conçus spécialement pour lui.

Deux indices distincts de qualité de l’air seront apportés par cet outil d’un nouveau genre:

- Le premier porte sur le niveau de pollution ambiante et sera transmis par le biais d’un dispositif d’éclairage du ballon à l’aide d’ampoules de couleur fixées à l’intérieur de celui-ci. Un système donc davantage visible de nuit. Du vert (très bonne qualité de l’air) au rouge (très mauvaise qualité), en passant par l’orange (qualité médiocre), les niveaux de qualité de l’air seront jaugés grâce à l’expertise d’Airparif, qui dispose pour ce faire d’un réseau de stations de mesure disséminées dans toute la capitale. Les informations transmises par le biais de ces trois couleurs seront actualisées heure par heure.

- Quant au second niveau d’information, il s’affichera plus en contrebas, toujours à même le ballon mais par le biais d’une bande de diodes électroluminescentes ceinturant la base de celui-ci. Sur le même principe des trois couleurs, il viendra mesurer la pollution le long des grands axes de trafic routier de type périphérique.

L’éolienne lampadaire

A Issy les Moulineaux (Hauts-de-Seine), un étrange éclairage public a été installé.

En son sommet figure une sculpture moderne d’un mètre de diamètre : une double turbine, mise au point par l’entreprise Expansion et Développement. L’éclairage provient d’une batterie de 42 diodes électroluminescentes (LED).

L’énergie, elle, provient du vent - et d’un zeste de soleil, via un panneau photovoltaïque de secours. Trois technologies auxquelles s’ajoute un contrôle électronique spécialement conçu pour optimiser l’ensemble.

Le candélabre Windela, premier prototype “définitif” installé, délivre 84 W pendant les dix heures d’une nuit d’hiver. Ses batteries et son panneau solaire lui assurent une autonomie de quatre jours sans vent. Au moindre souffle, les turbines se mettent à tourner. Et elles n’ont rien à voir avec les éoliennes à axe horizontal, accusées de défigurer le paysage et de rompre le silence des campagnes !

Elles comportent deux types de pales, axées verticalement. Les premières commencent à tourner avec un vent très faible (1 à 2 m/s, soit 4 à 8 km/h) mais plafonnent à 10 m/s ; les secondes entrent en action à partir de 6 m/s (40 km/h). L’ensemble se bloque à 20 m/s (72 km/h), donc en cas de tempête.

Forte de ce premier succès, Expansion et Développement commercialisera non seulement des candélabres d’éclairage public, mais également des installations destinées au grand public et aux entreprises agricoles. Selon son concepteur, Nazih El-Yazigi, le modèle installé à Issy-les-Moulineaux, d’une puissance de 1 kW, pourrait également apporter l’électricité nécessaire à un chauffage d’appoint. Deux autres modèles de 5 kW et 30 kW seront proposés. L’un pourrait assurer l’éclairage complet d’une maison avec des LED. L’autre, minicentrale électrique, s’adresse aux agriculteurs pour le pompage de l’eau, la traite des vaches… voire la revente d’électricité à EDF. Les Windela, aussi sensibles au vent, que silencieuses, (12 dB), réconcilieront-elles le grand public avec l’éolien ?

Maison bioclimatique

Le nouveau concept de maison bioclimatique et écologique préconisées pour pallier l’épuisement des ressources en énergie fossile commence à voir des applications concrètes sur l’ensemble de notre territoire.

Bâtir une maison bioclimatique au sein d’un lotissement classique, c’est possible.
Située dans un lotissement classique, cette maison a été conçue selon le principe des maisons bioclimatiques tant au niveau de l’orientation que des matériaux de construction.
Sur le plan de l’autonomie électrique, le concepteur a voulu intégrer à ce concept une éolienne à axe vertical. Une plateforme était prévue dès la conception. Le constructeur après avoir effectué une recherche sur les “éoliennes citadines” a finalement porté son choix sur le prototype d’éolienne à axe vertical (“Statoeolien”) conçu par la société GUAL.

Principes de la construction :

un terrain de 800 m2 est indispensable afin qu’aucune construction parasite ne puisse gêner la captation du rayonnement solaire. L’orientation a permis de récupérer de l’air chaud le matin et l’après-midi.

L’air frais est capté coté nord pour rafraîchir les pièces coté sud . L’électricité est fournie en partie par des tuiles photovoltaïques orientées plein sud. L’eau chaude est fournie par des panneaux solaires extérieurs (300 litres à 60 °) représentant 80% des besoins annuels L’éolienne à axe vertical (aérostat) fournira 6000 kWh par an.
Cette maison est raccordée au réseau EDF et devrait revendre son surplus d’électricité.

Conclusions : cette maison bio-climatique construite à partir de matériaux traditionnels marque la transition entre les maisons individuelles énergivores des années 70 et les maisons de l’avenir à énergie positive.

Améliorations à apporter : utilisation exclusive de matériaux écologiques (léger surcoût), puits canadien profondeur adaptée, récupération des eaux de pluie. L’intérêt de ce type de maison est son adaptabilité à l’évolution des techniques et l’utilisation judicieuse des énergies solaires, thermique et photovoltaïque, éolienne et de la géothermie pour la climatisation et le chauffage.

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