Jusqu’au 19ème siècle l’homme a utilisé les énergies renouvelables: biomasse, eau, vent. Cette rubrique vous propose quelques exemples des technologies utilisées autrefois.
Eoliennes ?
Nous avons tous vu dans nos campagnes ces curieux pylônes surmontés d’une hélice tournant au gré du vent et dont la tête pivotante s’oriente grâce à lui comme une girouette. En fait, peu de gens connaissent réellement l’utilité de ces objets. On pourrait penser qu’ils servent à produire de l’électricité . En réalité ces éoliennes, ou plus exactement ces pompes éoliennes, descendantes de celles qui parsemaient les paysages du Far-West, servaient, et servent encore (de moins en moins) à remonter l’eau située dans un étang ou sous la terre à faible profondeur, pour remplir une réserve, une citerne ou un abreuvoir à bétail. Certaines même alimentaient encore des lavoirs jusqu’à la dernière guerre.
La “domus” romaine
En matière d’habitat, du moins pour les demeures des plus riches, les romains ont fait preuve de beaucoup d’inventivité pour les rendre agréables à vivre.
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Le chauffage à hypocaustes
Le principe de l’hypocauste consiste à introduire sous le sol de l’ air chaud produit par un four qui réchauffe aussi l’eau . Des passages souterrains d’environ 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut permettent aux esclaves d’entretenir le système de chauffage.
Le sol repose sur des pilae qui sont de petits piliers faits de briques.Le sol doit être épais pour éviter qu’il ne devienne trop chaud pour marcher dessus.en général les voûtes et les murs sont aussi chauffés grâce au système des murs creux.La technique la plus utilisée consiste à utiliser des tuiles creuses, les tubuli que l’on fixe au mur et que l’on recouvre de marbre ou de plâtre.La rangée inferieure est posée de telle sorte qu’elle laisse monter l’air chaud du sol le long des murs.Cet air chaud s’échappe par les conduits dans la toiture.les architectes orientent les salles chaudes de façon à créer un effet de serre.Les fenêtres sont grandes et d’après certains vestiges dotées d’un double vitrage.
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L’impluvium
Les pièces sont disposées autour d’une vaste salle carrée à ciel ouvert, l’atrium, qui sert non seulement de cuisine, de salle à manger pour la familia mais aussi de point d’éclairage et de point d’eau. Un compluvium (orifice carré), percé dans le toit de tuiles, laisse passer le soleil et l’eau de pluie qui est recueillie dans un bassin l’impluvium.
La construction en bois
Le bois est utilisé depuis l’antiquité et on retrouve de nombreux exemples de sa longévité :
- Dans certaines maisons antiques.
- Dans les structures des tombeaux égyptiens.
- Dans des temples japonais.
- Dans les églises finlandaises ou russes.
L’arbre fontaine
Le Garoe, encore appelé l’Arbre Saint ou l’arbre fontaine des îles Canaries est un végétal qui, disait-on, captait sur ses feuilles les gouttelettes de brouillard pour les laisser s’écouler jusqu’au sol.
Contrairement à ce que certains ont cru et continuent à croire, cet arbre ne fut pas mythique, mais au contraire, il a été visité notamment par l’humaniste Bartolomé de las Casas et il a bien fourni de l’eau de boisson dans une île où les pluies sont rares. Il s’agissait fort probablement d’un laurier (Ocotea foetens), selon l’ancienne iconographie à notre disposition.
L’arbre poussait aux Canaries, sur l’île de El Hierro, dans un vallon proche du hameau de Tiñor (près de Valverde) qui est situé à 510 m d’altitude. La pluviométrie avoisine dans cette partie de l’île 800 mm par an mais on compte de nombreux mois sans pluie.
Il existe d’autres espèces d’arbres fontaines aux Canaries ou dans l’archipel du Cap-Vert ou bien encore ailleurs (déserts côtiers du Pérou et du Chili, côtes de Basse Californie, d’Afrique du Sud, d’Erythrée, d’Arabie…) car, plus qu’une espèce précise, la bonne capture de l’eau du brouillard dépend de la localisation des arbres : les cols des chaînes côtières, face à l’océan qu’ils dominent, sont les meilleurs sites.
Le Garoe a été mentionné pour la première fois au XV e siècle. Une part de légendes s’est attachée à ses propriétés bien réelles, si bien que son existence même a été mise en doute, malgré les écrits basées sur des observations oculaires et expérimentales. Cet arbre et ses semblables de part le Monde sont situés dans des zones de fortes turbulences au sein de vallons encaissés ou sur des cols vers lequel les alizés poussent les brouillards marins qui viennent alors baigner la végétation. Les feuilles du Garoe captent les fines gouttelettes d’eau contenues dans la brume qui s’écoulent au sol. Les hommes avaient bien sûr aménagé un système de collecte au pied de l’arbre et de stockage de l’eau en aval.
Dans l’archipel voisin du Cap Vert, des agaves (Furcraea gigantea) et des palmiers (Phoenix sp.) ont été utilisés pour capter l’eau des brumes par les paysans pauvres depuis les années 1940 et ces expériences furent étudiées avec intérêt par les agrométéorologues portugais durant les années 1960.
L’efficacité de la collecte de l’eau du brouillard par une structure métallique légère qui imite un arbre avec des volets garnis de filets a été démontrée sur le terrain. L’utilisation de l’eau du brouillard se développe grâce à des initiatives privées relayées par les pouvoirs publics.











1 response so far ↓
1 L’arbre-fontaine // fév 5, 2009 at 20:51
[...] Principe du Garoé (tout en bas de la page) Tags: Environnement [...]
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