L’architecture bioclimatique tire le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air pour réduire les besoins énergétiques, maintenir des températures agréables, contrôler l’humidité et favoriser l’éclairage naturel. Des règles architecturales simples et faciles à mettre en œuvre existent pour adapter chaque projet à son environnement particulier :
- Le bâtiment doit être le plus compact possible, il est nécessaire de minimiser les surfaces en contact avec l’extérieur, pour réduire les déperditions.

http://www.maison-bioclimatique.fr/fr/default.cfm
- L’orientation est déterminante.Une orientation au sud permet un meilleur contrôle de l’ensoleillement.Pour diminuer les effets du vent, il est préférable de construire plutôt derrière une butte ou un massif d’arbres. Le regroupement au nord du cellier, du garage ou d’une chambre peu utilisée fait de ces pièces des zones tampons. Les espaces de vie, le salon, la cuisine ou la salle de jeu seront au contraire situées au sud afin de bénéficier d’un bon ensoleillement.

la charpenterie maisons ossatures bois
Les serres et les verrières sont très souvent associées aux habitats bioclimatiques. Orientées au sud, elles reçoivent les rayons du soleil qui en réchauffent l’air. En circulant naturellement par convection, ou par ventilation, ce dernier redistribue ensuite la chaleur dans toute la maison diminuant ainsi les dépenses de chauffage. On peut plus simplement ouvrir de larges fenêtres au sud en utilisant des vitrages à isolation renforcée afin de limiter les pertes thermiques.
La haute qualité environnementale (HQE)
Cette norme établie au début des années 1990 en France, vise l’intégration des principes de développement durable dans le bâti. Une maison HQE doit respecter au mieux l’environnement, global et immédiat, à chaque étape de son existence : au moment de sa programmation, de sa conception, de sa réalisation, de son utilisation, puis lors des travaux éventuels de réhabilitation, de rénovation, de transformation pour un usage différent. Enfin, au moment de sa démolition ou de sa déconstruction, il faut veiller à une bonne gestion des déchets et aux recyclages possibles. La démarche HQE est une marque privée, chapeautée par l’association HQE.
Les objectifs vers lesquels doit tendre une construction à haute qualité environnementale se répartissent en 2 groupes, 4 familles et 14 cibles. La démarche HQE consiste à choisir au moins 6 cibles parmi les 14 proposées.
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Maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur
Éco-construction
• Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat
• Choix intégré des procédés et produits de construction
• Chantier à faibles nuisances
Éco-gestion
• Gestion de l’énergie
• Gestion de l’eau
• Gestion des déchets d’activité
• Entretien et maintenance
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Création d’un environnement intérieur satisfaisant
Confort
• Hygrothermique
• Acoustique
• Visuel
• Olfactif
Santé
• Conditions sanitaires
• Qualité de l’air
• Qualité de l’eau
À quoi correspondent les labels “Haute performance énergétique” ?
Désormais, tous les permis de construire déposés depuis le 1er septembre 2006 doivent respecter la réglementation thermique 2005 (RT2005), qui permet une économie d’au moins 15 % par rapport à la RT200 sur les consommations d’énergie liées au chauffage, à la ventilation et à l’eau chaude sanitaire dans les logements. Mais il est possible de faire encore mieux. Cinq labels attestent la haute performance énergétique atteinte :
» Label Haute performance énergétique, HPE 2005 : consommation inférieure de 10 % par rapport à celle exigée dans la RT2005
» Label Très haute performance énergétique, THPE 2005 : consommation inférieure de 20 %
» Label Haute performance énergétique Énergies renouvelables, HPE ENR 2005 : consommation inférieure de 10 %, plus une part majoritaire du chauffage provenant d’une énergie renouvelable.
» Label Très haute performance énergétique Énergies renouvelables, THPE ENR 2005 : consommation inférieure de 30 %, plus une part majoritaire du chauffage provenant d’une énergie renouvelable.
» Label Bâtiment basse consommation : le bâtiment ne doit pas consommer plus de 50 kWh/m2.an environ pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation, la production d’eau chaude et l’éclairage. Ce label qui valorise les maisons passives, s’inspire des modèles suisse Minergie et allemand Passiv Haus.







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